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Analyse

Le Pen en Paca, le combat d’arrière-garde

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Le vieux chef du FN mène peut-être son ultime bataille, avant d’aborder la question de sa succession.

Jean-Marie Le Pen à Nice, le 21 février (Eric Gaillard / Reuters)
ParChristophe Forcari
Marseille, de notre correspondant
Michel Henry
Marseille, de notre correspondant.
Publié le 08/03/2010 à 0h00

Dernier meeting pour la dernière campagne électorale. Candidat aux régionales en Paca, Jean-Marie Le Pen a réuni hier, à Marseille, près d'un millier de militants, loin de ses heures de gloire, où il tenait meeting au stade Vélodrome. Aujourd'hui, le patron du FN en a «marre» qu'on lui serine qu'il mène sa dernière bataille. «Je ne vois pas l'intérêt de la chose.» Mais il sait que, à 81 ans, la limite d'âge est atteinte : «J'en ai pris mon parti. Je me regarde tous les matins sans penser à être président de la République», reconnaît celui qui dit détester «le mot retraite, tant sur le plan civil que militaire». Et il n'a rien perdu de son mordant.

«Bougnoule». Il réserve d'abord, devant la presse, un scud pour le maire d'Orange, Jacques Bompard, cet ancien du FN qui se présente sous une étiquette, la Ligue du Sud, inspirée de la Ligue du Nord italienne. «Pour la Ligue du Nord, les nègres commencent au sud de Milan, assène Le Pen. Pour eux, [Bompard] est un bougnoule. Mais M. Bompard ne le sait pas.» Au-delà de ce dérapage, le chef du FN n'aborde en rien la politique régionale, qui ne l'intéresse pas. «C'est de la France qu'il s'agit», cette France blanche et chrétienne, menacée de «disparaître» face à «l'immigration massive». Dénonçant les «supermarchés hallal» et les mosquées «qui poussent comme des champignons», au point que «l'appel du muezzin ne tardera

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