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Sarkozy appuie sur pause

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Dans un entretien au «Figaro magazine», le Président annonce l’arrêt des réformes au second semestre 2011. Une façon de calmer sa majorité à deux jours des régionales.

Nicolas Sarkozy s'exprimant devant la conférence internationale sur la déforestation, le 11 mars 2010 à Paris (AFP Philippe Wojazer)
Publié le 12/03/2010 à 0h00

Faut-il prononcer l'acte de décès de Nicolas Sarkozy le réformateur ? Celui-là même qui n'a pas eu de mot assez dur pour fustiger le «roi fainéant» Chirac ayant passé la fin de son quinquennat à ne rien entreprendre ? Et qui, il y a peu, enchaînait projet de loi sur projet de loi ? Dans une interview accordée au Figaro Magazine publiée aujourd'hui, le Président annonce une «pause» dans les réformes. Certes, pas pour tout de suite. Selon le chef de l'Etat, cette pause n'interviendrait qu'au «second semestre 2011», soit quelques mois avant la présidentielle. Mais le mot est suffisamment fort dans l'histoire politique française - du «temps de pause» qui «est nécessaire» de Léon Blum en février 1937, mettant fin au Front populaire, à la «pause dans les réformes» de Jacques Delors, en 1982, qui ouvre le temps de la rigueur mitterrandienne - pour qu'il ait été choisi avec soin par le président de la République.

Dans cet entretien réalisé à deux jours des régionales, Sarkozy dresse, pour la première fois de manière aussi claire, les grandes lignes de la fin de son mandat. Et il semble enfin prendre conscience du fossé entre le pays et lui. Même s'il continue à fustiger Chirac qui avait arrêté les réformes en 2004, après les régionales perdues, il se dit à l'avance «attentif» à ce que lui diront les Français dans l'isoloir et laisse ouvert la possibilité «d'envisager une nouvelle étape politique» d'ici q

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