Difficile de donner un corps à Europe Ecologie sans déshabiller les Verts. En lançant hier dans Libération son «appel du 22 mars» pour la création d'une «coopérative politique», Daniel Cohn-Bendit comptait jeter un pavé dans la mare de l'appareil vert dès le lendemain des régionales. Et prendre de cours toute tentation de repli identitaire. Que son appel individuel soit suivi aujourd'hui d'un second appel concocté par les eurodéputés EE et signé par une quarantaine de pointures dont les Verts historiques Dominique Voynet et Noël Mamère rend difficile toute procrastination. «On bat le fer tant qu'il est chaud. A la base, les gens apprécient qu'il se passe quelque chose», explique le député François de Rugy, signataire de cet appel intitulé «Europe Ecologie à l'heure de l'affirmation».
Bicéphale. Certes, chez les Verts comme les non-Verts, il y a consensus sur le fait que le «statu quo» n'est pas tenable, que l'organisation bicéphale Verts-EE a atteint ses limites. L'objectif d'accoucher d'une nouvelle force de l'écologie politique est largement partagé. «Je suis sûre qu'on arrivera à une convention d'ici deux ans», confie Cécile Duflot. Entre elle et Cohn-Bendit, au sein des Verts comme chez les europe-écologistes de vraies divergences existent sur le calendrier et la méthode pour y parvenir.
Dans l'entourage de Cécile Duflot, on regrettait hier que l'initiative de Cohn-Bendit ait quelque peu gâché la célébr




