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Analyse

Depuis 2007, une présidence de boulevard

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Entre rebondissements sentimentaux, et règlements de comptes, l’Elysée inclut le vaudeville dans la pratique politique.

Publié le 07/04/2010 à 0h00

Les Français souffrent de la crise, le chômage est à plus de 10%, un électeur sur deux s’abstient… Détendez-vous, oubliez tout : le sarkozysme est une formidable machine à distraire et à détourner l’attention. Entamé en 2002 avec l’épisode de la conquête du pouvoir, le feuilleton bling-bling de la saga présidentielle rebondit périodiquement façon vaudeville (les départs, les retours, les amant(e)s et le divorce de «Cécilia» ; la nouvelle love story avec «Carla», le re-remariage…), dans les prétoires (Clearstream, les plaintes contre des particuliers et des journaux) ou dans la férocité des allées de la cour élyséenne (disgrâce de Dati).

Point commun de tous ces épisodes : la rumeur (avec son cortège de dérapages) y est omniprésente. La nouvelle saison qui s'est ouverte le mois dernier frappe fort : haletante, sexy, brutale, trash, elle joue sur tous les registres à la fois. Du sexe d'abord avec de supposées histoires d'infidélités au sein du couple présidentiel. Du pouvoir puisque tout se joue autour du chef de l'Etat et de son premier cercle avec des ministres et ex-ministres (Brice Hortefeux vs Rachida Dati) s'accusant des pires turpitudes et multipliant les coups bas. Des conseillers du prince à la manœuvre (Pierre Charon, Franck Louvrier) et des avocats vedettes (Me Thierry Herzog, Me Georges Kiejman) qui lâchent des mots comme «complot», «officines», «entreprise de déstabilisation» avec des ramifications financières.

Pour pimenter l'affaire, il est a

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