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Libération

Une plainte contre X sous pression

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C’est «le Journal du dimanche», et non le Président, qui attaque en justice.

Publié le 07/04/2010 à 0h00

Rien de tel qu'une information judiciaire pour faire croire au «complot». Les conseillers du chef de l'Etat se sont relayés pour donner du sens à la plainte contre X déposée par le Journal du dimanche (JDD), dans l'affaire de son blog. En précisant «le but de l'enquête», Thierry Herzog, l'avocat du Président, a laissé entendre, hier, que «des officines» pourraient avoir «instrumentalisé» le blogueur fautif. Pierre Charon, le conseiller en communication du Président, a suggéré que des «mouvements financiers» pourraient même être découverts. Comme dans l'affaire Clearstream en fait…

La nouveauté, c'est que Nicolas Sarkozy n'a cette fois pas déposé plainte lui-même pour «atteinte à la vie privée» comme il aurait pu le faire, et que l'initiative en revient au JDD. L'avocat du journal, Me Christophe Bigot, a assuré que sa plainte n'était «pas téléguidée». Mais le délit visé, «l'introduction frauduleuse de données dans un système informatique», et l'incrimination «contre X», ouvre en grand le champ des investigations. Et c'est la police judiciaire qui va «enquêter» sur les deux salariés de Lagardère Active, licenciés peu après la découverte du post. «On a donné aux juges ce qu'on savait, indique Christophe Bigot. L'un des deux salariés a notamment reconnu qu'il avait posté de chez lui. Ces blogs s'apparentent à des sites perso, distincts du compartiment rédacti

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