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Interview

«Limiter les dégâts de la droite»

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Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat :

Publié le 18/05/2010 à 0h00

Sénateur de l'Ariège, Jean-Pierre Bel préside le groupe socialiste. Le Sénat compte actuellement 343 sièges, et va passer à 348. Aujourd'hui, 154 sénateurs se situent à gauche. Un Sénat à majorité de gauche serait une première dans l'histoire de la Ve République.

Après les dernières régionales et cantonales, le Sénat peut-il passer à gauche ?

Depuis dix ans, tous les scrutins locaux donnent une majorité à gauche. Il n’y a pas de raison pour que le renouvellement de la moitié des cantons l’an prochain échappe à la règle. Mais seuls 6% des grands électeurs sont issus des départements et des régions, sans oublier les députés qui font partie du collège électoral. Donc 94% des grands électeurs, sont issus des communes.

Les municipales de 2008 ont été favorables à la gauche. Mais 40% des maires, dans les petites communes, sont répertoriés comme «sans étiquette». Ce sont eux qui feront la différence.

A quelles conditions la victoire est-elle possible ?

D’abord il faut que le rassemblement à gauche soit bien organisé. Dans une majorité de départements, ceux qui ont entre un et trois sièges à pourvoir, s’applique le scrutin majoritaire à deux tours. Il faut donc rassembler. Se pose aussi la question du cumul des mandats. Si le Parti socialiste applique à ses candidats une règle stricte que nos concurrents n’auront pas à subir, nous ne ferons pas le plein de voix. Je suis pour le non-cumul et je me l’applique à moi-même. Mais nous ne devons pas nous interdire de présenter des personnalités très populaires dans leur département que peuvent être, par exemple, les présidents de conseils généraux. Nous ne sommes

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