Y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de saint Pierre ? Sans aucun doute, et ce n’est pas la première fois. Aujourd’hui, c’est une affaire de mœurs qui secoue le Vatican, accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements pédophiles de certains de ses pasteurs. Benoît XVI a bien fini par les admettre, et les condamner sur un ton jusque-là inédit chez un pape. Il reconnaît que le péché est dans l’Eglise, mais autour de lui, les habitudes restent ancrées. Et donnent lieu à des débordements fâcheux : comme ce prédicateur de la maison pontificale osant comparer la pseudo-campagne contre l’Eglise sur ces questions sexuelles aux horreurs commises lors de la Shoah. Le père Cantalamessa (on ne peut rêver patronyme si adapté à la fonction) est ainsi : radical. Pas seulement : on lui reproche un soutien inconditionnel à une secte dont l’écrivain Giovanni Maria Bellu livre ici toutes les dérives, atteintes aux mœurs, corruption et autres joyeusetés. Tant de publicité n’arrange pas la réputation du Vatican, virtuose dans l’art de cultiver la religion du secret. Avec son chapelet de scandales. Et si Jean Paul II a pu donner l’impression que l’Eglise était redevenue un protagoniste de l’histoire, le fossé est à nouveau immense entre l’Eglise et le monde. Un grenouillage pas très catholique règne toujours au Vatican. Lequel a beau avoir statut d’Etat, son chef - le pape - ne risque jamais la destitution. La démission seule est possible. Mais l’histoire du Saint Siège n’en a jamais con
Éditorial
Pas très catholique
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Publié le 29/05/2010 à 0h00
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