Menu
Libération
Récit

Eric Woerth : «Je suis une cible politique»

Réservé aux abonnés

Fragilisé par l’affaire Bettencourt, le ministre a reçu le soutien de son camp ce week-end, avant de venir lui-même se justifier face aux caméras.

(© AFP photo AFP)
Publié le 28/06/2010 à 0h00, mis à jour le 28/06/2010 à 7h19

Pris dans la nasse, l'ex-ministre des Comptes publics, ministre du Travail, trésorier de l'UMP Eric Woerth se débat. L'affaire Bettencourt devient l'affaire Woerth. Hier, lors du Grand Jury RTL-LCI-le Figaro, il a tenté de repousser les attaques. D'abord en refusant d'évoquer une éventuelle démission : «Ne sous-estimez pas ma capacité de résistance. Je ne souffre pas car je n'ai rien à me reprocher. Je suis très serein.» Ensuite en plaçant la polémique sur le terrain politique, accusant les socialistes de mener une chasse au Woerth : «On veut ralentir le rythme et la réussite de la réforme des retraites. […] Je suis une cible politique. […] Je suis visible, donc je suis à abattre.»

A deux reprises ce week-end, le chef de l'Etat - qui voit bien que l'affaiblissement de son ministre hypothéquerait la réforme des retraites, la plus importante de la seconde partie du quinquennat - est venu à la rescousse d'Eric Woerth. Ce soutien appuyé s'est d'abord manifesté sous la forme d'un commentaire de l'Elysée qui faisait valoir que «le président de la République n'a strictement rien à reprocher à Eric Woerth», «un excellent ministre» que «des gens veulent fragiliser». Ensuite par la voix de Nicolas Sarkozy en personne qui, depuis l'Ontario où il participait au G20 (lire pages 12 et 13), a clairement affiché sa solidarité avec le ministre : «Est-ce que je maintiens ma confiance à Eric Woerth ? Oui, totalement et complètement.»

Dans la même rubrique