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Libération

L’ancien bon élève du gouvernement grillé même auprès de la majorité

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Les députés ont rejeté la réforme d’Eric Woerth sur la représentativité syndicale.

Publié le 30/07/2010 à 0h00

Officiellement, le soldat Woerth est sauvé. Il conduira jusqu'au bout la bataille parlementaire sur les retraites. «Pourquoi voulez-vous que quelqu'un démissionne ou qu'il soit remercié dès lors qu'il n'a rien fait qui puisse lui être reproché ?» interrogeait dès le 3 juillet le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, dans un entretien au Figaro magazine.«Il sort plus fort de l'épreuve», assure une députée UMP qui a suivi la semaine dernière les auditions du ministre du Travail sur la réforme des retraites par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Reste que même si Eric Woerth est un jour «lavé de tout soupçon», selon l'expression employée par le chef de l'Etat le 12 juillet sur France 2, l'étalage de ses relations avec la plus grosse fortune de France alors qu'il était à la fois ministre du Budget et trésorier de l'UMP est un boulet que Nicolas Sarkozy n'a pas fini de traîner. Le scénario d'un grand remaniement ministériel, tournant du quinquennat, en devient même problématique. Avant l'été, Eric Woerth apparaissait comme un possible candidat à Matignon. Aujourd'hui, son maintien au gouvernement est incertain. Et son exfiltration sonnerait comme un aveu de culpabilité.

Perte d'autorité. Le 8 juillet, deux épisodes passés presque inaperçus dans la tourmente Bettencourt ont donné un avant-goût de ce qui attendait le gouvernement à la rentrée. Ce jour-là, le Sénat a taillé en pièces la réforme de

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