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Libération

«Les Roms devraient se discipliner»

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Au nom du respect de la personne humaine, une partie des catholiques conservateurs critiquent les mesures du gouvernement. Mais la plupart d’entre eux s’y reconnaissent.

ParPierre-Henri Allain
Rennes, de notre correspondant
Stéphanie Maurice
LILLE, de notre correspondante
Olivier Bertrand
Lyon, de notre correspondant.
Publié le 31/08/2010 à 0h00

Avingt mois de l'élection présidentielle, la droite se penche sur ses valeurs : liberté, responsabilité, autorité, effort… Et sécurité. Pourtant, la répression antiRoms met mal à l'aise certains sympathisants de la majorité. Libération est allé à la rencontre de ce peuple de droite et de ses valeurs.

A Lille, «une indélicatesse»

A la sortie de la messe à Lille, devant l'église du Sacré-Cœur, réputée conservatrice, le discours sécuritaire de Grenoble de Nicolas Sarkozy «gêne aux entournures». A tel point que Thomas, 20 ans, étudiant en école de commerce, «d'une famille de droite et ayant déjà voté à droite», affirme que «la politique menée vis-à-vis des Roms [le] pousserait à voter Dominique Strauss-Kahn», si le patron du FMI devenait le candidat PS à la présidentielle. Un autre groupe discute sur le parvis. Samuel, 24 ans, étudiant en médecine, évoque «une indélicatesse de la part des politiques, presque une trahison». Il s'explique : «Nous leur avons fait confiance pour qu'ils défendent des valeurs, la grandeur de la personne humaine. En particulier sa liberté d'initiative et d'entreprendre. C'est pour cette raison qu'à droite, nous ne voulons pas tout donner à l'Etat pour gérer le citoyen. Pour moi, expulser les Roms, c'est une privation de liberté. C'est l'Etat qui est trop interventionniste.» Ses camarades approuvent. Hubert, 24 ans, ingénieur : «On est parti d'un cas isolé pour généraliser sur une

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