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Interview

Benoît Hamon : «Le PS doit pouvoir parler à toute la gauche»

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Le socialiste Benoît Hamon, qui reçoit Olivier Besancenot ce week-end lors de l’université d’été de son courant, dit chercher des «convergences» durables avec les autres formations politiques.

Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 28 août 2010 à La Rochelle. (© AFP Bertrand Guay)
Publié le 18/09/2010 à 0h00

Benoît Hamon, leader de l’aile gauche du PS et porte-parole du parti, réunit ce week-end son courant au Vieux-Boucau (Landes). En présence d’Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (PCF) et Jean-Vincent Placé (Verts).

Pourquoi avoir invité Olivier Besancenot à votre université d’été ?

Nous savons bien qu’en l’état actuel des choses, nous ne gouvernerons pas avec le NPA. Mais si nous gouvernons demain, changer cette société en profondeur suppose de nous opposer aux intérêts défendus par les marchés financiers et leurs mandants politiques. Les résistances seront terribles. Les socialistes devront chercher le soutien du mouvement social. J’ai donc envie d’entendre le point de vue du PCF, des Verts et du NPA. Au passage, ce qui est nouveau, ce n’est pas que j’invite Olivier Besancenot. C’est qu’il vienne.

Pourquoi, à l’inverse, ne pas avoir convié Jean-Luc Mélenchon ce week-end ?

Parce qu’on se connaît déjà, et depuis longtemps. A le lire, je ne suis d’ailleurs pas certain qu’il souhaitait venir. Je rappelle qu’il y a un an et demi, nous étions encore ensemble, dans le même courant…

Certains de vos camarades vous verraient volontiers rejoindre le Parti de gauche…

J’essaie modestement d’être utile au fait que le PS soit en situation de pouvoir parler à toutes les composantes de la gauche.

Ni le Parti de gauche, ni les communistes, ni les écologistes ne participeront aux primaires des socialistes. Le PS va se sentir un peu seul ?

Il n’y a pas, dans ce pays, deux gauches irréconciliables. La preuve, c’est qu’on se retrouve dans des batailles unitaires. A nous d’illustrer des convergences au-delà de ces rendez-vous exceptionnels. S’il doit y avoir contrat de gouvernement, il doit être exigeant. Cela ne peut se régler entre les deux tours de la présidentielle ou des législatives.

N’est-ce pas une peu schizophrène d’être leader de l’aile gauche du PS et son porte-parole ?

Je suis porte-parole du PS. Ma conception de cette responsabilité, c’e

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