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Pour le PS, «2012 se joue maintenant»

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Impuissants au Sénat, les socialistes tentent de fédérer une opposition en vue de la présidentielle.

ParDavid Revault d'Allonnes
Envoyé spécial à Pau David
Publié le 23/09/2010 à 0h00

Un combat social de première importance. Et un «moment décisif» pour la suite des opérations politiques. Voilà comment les socialistes envisagent l'affrontement engagé avec le gouvernement sur la réforme des retraites. Martine Aubry ne s'y est pas trompée qui, clôturant les journées parlementaires du PS hier à Pau, a conclu par un appel à la mobilisation son discours tout entier consacré à la «République abîmée» par Nicolas Sarkozy. «Nous pouvons faire reculer le président de la République et le gouvernement et retrouver le chemin d'une république saine, juste et qui prépare l'avenir», a scandé la première secrétaire, qui l'a promis au gouvernement : «Nous serons là jusqu'au dernier jour, avec nos parlementaires et dans la rue. […] Nous mettrons toutes nos forces dans la bataille parce que la réforme des retraites, c'est un combat pour la justice et pour la République.»

C'est évidemment ce soir, à l'aune de la mobilisation sociale, que les socialistes caleront l'ampleur de leur offensive dans les jours à venir. «Tout le monde attend le mouvement pour voir si ce sera ascendant ou descendant», indique un cadre du groupe à l'Assemblée. Mais pour ce qui est de la joute parlementaire, l'affaire est d'ores et déjà pliée. «On aura beau multiplier les expédients et les astuces, il faut être réaliste : on est minoritaires, et on ne va pas devenir majoritaires», résume le député de la Loire Régis Juanico. Le PS a bien lancé

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