La situation est totalement inédite. Plus le président de la République s'enfonce dans les sondages, plus son Premier Ministre paraît sympathique aux yeux des Français. Avec 32% d'opinions positives contre 65% de négatives, jamais, depuis son élection en 2007, la cote d'(im)popularité de Nicolas Sarkozy - mesurée par notre enquête mensuelle Viavoice, réalisée juste avant le remaniement - n'était tombé si bas. Et pendant ce temps, François Fillon remonte de quatre points à 47% d'opinions positives (qui plafonnaient à 43% en octobre), contre 48% de négatives (49% en octobre).
Réactions de rejet. Plus étonnant encore : à la question «Souhaitez-vous que cette personnalité joue un rôle politique important à l'avenir ?» Fillon caracole en tête des hommes et femmes politique de droite, avec 53% des personnes interrogées qui aimeraient lui voir jouer un rôle important, loin devant Sarkozy, qui arrive en sixième position avec 35% de «oui». Il est largement devancé par Christine Lagarde (49%) et Jean-Louis Borloo (44%), ou même Dominique de Villepin (38%) et Alain Juppé (37%).
En principe candidat à sa propre succession, Nicolas Sarkozy n’est plus désormais le leader incontesté de son propre camp. Il concentre sur son nom le plus fort taux de réactions de rejet (62%), et pas seulement chez les électeurs de gauche (82%), mais aussi chez ceux du Modem (76%) ou du Front national (57%). Tandis que l’image de François Fillon est beaucoup plus conse




