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La tête du groupe UMP échappe aux centristes

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Assemblée . C’est le chiraquien Christian Jacob qui a été élu patron des députés à la place de Jean-François Copé, et non l’ex-UDF Jean Leonetti.

Christian Jacob à l'Assemblée nationale le 24 janvier 2006 (© AFP Eric Feferberg)
Publié le 24/11/2010 à 0h00

La composante centriste de l’UMP a perdu hier ses dernières illusions. Une semaine après un remaniement qui a vu fondre - de neuf à quatre - le nombre de ministres représentant leur sensibilité, les ex-UDF qui avaient rejoint le parti majoritaire en 2002 n’ont pu hier que constater que leurs collègues ex-RPR n’étaient pas prêts à leur faire de cadeau. Par 181 voix contre 109 à Jean Leonetti, les députés UMP ont élu Christian Jacob, un chiraquien pur jus.

«La holding Copé a désormais une deuxième filiale», ironisait hier le villepiniste François Goulard. Elu de Seine-et-Marne, ancien ministre de la Famille, puis des PME sous Jean-Pierre Raffarin, ministre de la Fonction publique sous Dominique de Villepin, Christian Jacob est un proche de Jean-François Copé, devenu la semaine dernière secrétaire général de l'UMP. Avec les ministres François Baroin et Bruno Le Maire, Copé et Jacob avaient signé en septembre une tribune appelant à un nouveau «contrat de gouvernement».

Les ex-UDF, ou, comme on dit à l'UMP, la «sensibilité centriste», avaient pourtant un bon candidat avec Jean Leonetti, membre du Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo et premier vice-président du groupe depuis 2004. Médecin cardiologue, maire d'Antibes, apprécié de ses collègues et de François Fillon, Leonetti a su pendant trois ans travailler en bonne intelligence avec Copé, et contribué à maintenir l'unité d'un groupe de 312 députés où cohabitent des ultralibéraux, des gaullistes

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