Fermez le ban. Concernant la Côte-d'Ivoire, «il n'y a qu'une position du PS», jurait hier Benoît Hamon, porte-parole du parti. En l'occurrence : «Il n'y a qu'une seule légitimité démocratique issue du suffrage universel en Côte-d'Ivoire, et cette légitimité démocratique, seul Alassane Ouattara peut s'en prévaloir.» C'est la position que devrait adopter ce soir le bureau national du PS qui, après une semaine de polémiques, tente de clore le dossier. Le camarade Gbagbo, dont le parti, le Front patriotique ivoirien (FPI), est membre de l'Internationale socialiste, serait-il redevenu «infréquentable», comme l'avait expliqué François Hollande en 2004 ?
Quinze jours avant le scrutin ivoirien, plusieurs socialistes avaient rendu une visite de courtoisie au président sortant. Son vieil ami Jack Lang qui, comme Henri Emmanuelli avait connu Gbagbo exilé en France dans les années 80 lorsqu'il était le principal opposant de Félix Houphouët-Boigny. Mais aussi les strauss-kahniens Jean-Marie Le Guen et Jean-Christophe Cambadélis. Ce dernier, en charge de l'international au PS, avait même assisté à un meeting du FPI. Des escapades dont s'est démarquée Martine Aubry, qui a expliqué au JDD que les intéressés s'étaient déplacés «en leur nom propre»…
«Suspicion». «Quelques responsables socialistes isolés, par fidélité amicale, ont cru devoir apporter un soutien prolongé à Laurent Gbagbo. Il ne faut pas s'entêter», di




