Retour vers le futur électoral… Quinze ans après la disparition de François Mitterrand, les socialistes, qui en 2012 n’auront pas remporté une présidentielle depuis un quart de siècle, se recueillent samedi sur la tombe de l’ancien président, à Jarnac (Charente). Ségolène Royal, Martine Aubry et Arnaud Montebourg en tête. Les autres candidats potentiels ou déclarés aux primaires, Manuel Valls, François Hollande et bien sûr Dominique Strauss-Kahn, ne viendront pas. Mais tous entretiennent un rapport politique particulier avec François Mitterrand.
Strauss-Kahn n’est pas un idolâtre
En 1988, alors jeune responsable du projet du PS, Dominique Strauss-Kahn avait demandé au président, comme il l’avait raconté à Libération en 2006, «quelle était la principale qualité d’un homme politique».«L’indifférence», avait-il répondu. «Ecoutez, une fois la voie tracée, il ne faut plus s’arrêter aux états d’âme subalternes, être indifférent aux jugements éphémères, aux coteries, aux manipulations, aux jalousies. Il faut avoir la nuque raide pour ce que l’on estime juste.» Ministre à l’Industrie de Mitterrand de 1991 à 1993, le patron du FMI n’a pourtant «jamais été mitterrandolâtre, ni mitterrandocritique, glisse un de ses lieutenants. On ne l’a jamais vu s’en prendre à Mitterrand, ni le transformer en génie de la politique mondiale. Il a un rapport très laïque à l’ancien président».
Royal Réclame l’h




