Claude Bartolone, président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, redoute qu'au PS, «la machine à perdre» se mette en marche.
Les polémiques des derniers jours ont montré l’extrême inflammabilité du terrain socialiste. N’est-ce pas de mauvais augure pour la primaire ?
Nous devons nous respecter les uns les autres. Et c’est d’autant moins difficile qu’aujourd’hui les Français connaissent tous nos candidats. Rien ne sert de provoquer et de se démarquer pour exister. Nous maîtriser relève de notre intérêt. Des comportements fratricides mettraient en marche la machine à perdre.
Estimez-vous, à l’instar de Jean-Christophe Cambadélis, qu’il y a trop de candidats ?
Qui peut dire aujourd’hui combien il y aura, effectivement, de candidats à la primaire le 13 juillet ? Tant que DSK et Aubry n’ont pas fait part de leur décision, tout n’est que conjecture. En attendant, nous devons nous organiser pour gagner et non pour perdre. La primaire n’est pas un round de désignation du candidat de 2017, ni des ministres, ni du premier secrétaire du PS.
Nombre de vos camarades, au vu de la dispersion des voix à gauche, évoquent le risque d’un nouveau 21 avril. Qu’en pensez-vous ?
Le rôle des responsables socialistes n’est pas de pronostiquer la défaite, mais de provoquer la victoire. Nous avons entre les mains les moyens de repousser ce cauchemar : cantonales, projet, débat avec nos partenaires. Soyons à la hauteur en créant les conditions du rassemblement de la gauche.
Celui-ci ne semble pas être gagné d’avance, notamment avec la pression de Jean-Luc Mélenchon…
Jean-Luc adopte cette attitude car il veut aujourd’hui être désigné candidat du Front de gauche. Il ne l’est pas encore. En revanche, il invoque suffisamment Mitterrand pour savoir que pour gagner, il faut que la gauche soit rassemblée au deuxième tour. Qu’il ait envie d’être candidat, je le comprends. En revanche, qu’il ait aussi envie de choisir le candidat soci




