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Enquête

Le Gbagbo tour des députés UMP annulé in extremis

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«Libération» s’est procuré le planning d’un voyage à Abidjan prévu ce week-end, torpillé par l’Elysée.

Publié le 08/02/2011 à 0h00

Le coup médiatique était presque parfait pour le régime de Laurent Gbagbo. Vendredi soir, une délégation composée d'au moins trois députés UMP aurait dû prendre l'avion pour la Côte-d'Ivoire, où le tapis rouge avait déjà été déroulé. Mais une fuite intempestive, via la Lettre du continent, a tout fait capoter à quelques heures du décollage.

Le conseiller pour les questions africaines de Nicolas Sarkozy, André Parant, alerte alors le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. Informé, le Président aurait piqué une sainte colère, exigeant du patron du groupe parlementaire UMP, Christian Jacob, qu’il torpille le voyage. Ce déplacement aurait eu un effet désastreux pour la diplomatie française. Alors que Sarkozy a appelé à plusieurs reprises Gbagbo à quitter le pouvoir après la victoire de Ouattara à la présidentielle de novembre, des membres de sa majorité se seraient retrouvés en goguette sur les bords de la lagune Ebrié ?

Prise de guerre. Samedi , ignorant les derniers rebondissements à Paris, un quotidien pro-Gbagbo, le Temps, titrait : «Sarkozy perd une partie de son bras de fer avec Gbagbo». La prise de guerre aurait été belle. Plus encore que la venue des deux vieilles gloires du barreau, Roland Dumas et Jacques Vergès.

Sur place, un programme aux petits oignons et à sens unique avait été concocté pour ces invités de premier choix. Durant leur séjour de deux jours, les députés étaient censés rencontrer Gbagbo à deux reprises. U

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