Les révélations en cascade sur les vacances en jet de ses ministres tombent à un mauvais moment pour Nicolas Sarkozy. Ce soir, il est sur TF1 face à un panel de Français pour vendre son action politique en matière intérieure, montrer qu’il «fait» enfin président et redresser sa cote de popularité, toujours aussi basse. Et le voilà obligé, la veille, de tenter de mettre fin à la polémique en s’exprimant sur un sujet où il est loin d’être à son aise (vacances sur le yacht Bolloré oblige) : la moralisation des pratiques publiques des dirigeants. Et d’ordonner une nouvelle règle simple : plus de vacances à l’étranger pour les ministres.
Durant le Conseil des ministres, hier matin, le chef de l’Etat s’est ainsi présenté comme le Monsieur Ethique de l’exécutif. Sans jamais mentionner la polémique sur l’utilisation des jets, il a rajouté au dernier moment à l’ordre du jour la présentation d’un projet de loi sur les conflits d’intérêts. Les règles seront inspirées du premier rapport de la Commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique, remis fin janvier, qui faisait suite à de précédentes affaires de pratiques gouvernementales peu déontologiques. Nicolas Sarkozy avait annoncé en juillet 2010 la création de cette commission, après les démissions d’Alain Joyandet et de Christian Blanc, le premier pour utilisation abusive d’un jet gouvernemental et le second parce qu’il avait fait prendre en charge l’achat de cigares par son ministère.
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