Nicolas Sarkozy parle aux Français. Et il en voit beaucoup lors de visites surpréparées, surencadrées. Pour tenter d'améliorer son image. Mais au-delà des mauvais sondages, que pensent-ils de lui et que lui reprochent-ils ? Libération est allé dans la Sarthe, en banlieue parisienne et dans le Nord.
Au Mans «Quand je le vois à la télé, je zappe»
«Il dit tout haut ce que pensent beaucoup de Français» Enfin… Au moins pour les juges. Monique, 56 ans dont vingt-sept comme employée du bar Le Parisien devant la gare du Mans (Sarthe) s'agite autour de sa machine à café ce mardi matin. «Ils ont tort cette fois-ci. Ce n'est pas normal d'avoir laissé sortir ce type.» Au bout du comptoir, Jean-François replie son Ouest-France. Nicolas Sarkozy, c'est d'abord celui qui a «donné une valeur au travail». L'homme de 62 ans a profité du «travailler plus pour gagner plus». Et plus longtemps. Parti à la retraite à 60 ans, ce responsable des ventes a repris son boulot quelques semaines après. «Peut-être que je vole la place aux jeunes… Mais quand on a besoin de pognon…»
Menue, énergique, et joviale avec ses cheveux courts et de fines lunettes rouges, Monique jure que le chef de l'Etat a fait «plus que Mitterrand» mais aimerait qu'il s'occupe de l'égalité des salaires entre hommes et femmes et le juge «maladroit». «Il a plein d'idée mais il est trop cassant. Il faut qu'il pense moi




