Nicolas Sarkozy devait, avec le G20, représidentialiser son image. Le rappel de l'accueil chaleureux qu'il avait réservé en décembre 2007 à Muammar al-Kadhafi, le feuilleton des vacances de Noël tunisiennes de la ministre des Affaire étrangères, Michèle Alliot-Marie, et de son compagnon, Patrick Ollier (lire ci-dessous), les déclarations intempestives sur le Mexique dans l'affaire Cassez, sans oublier les frasques de son ex-conseiller Boris Boillon devenu ambassadeur à Tunis et traitant de «débiles» les journalistes locaux, ont sérieusement compromis l'opération. Au point que des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour réclamer un remaniement rapide, afin d'éviter une nouvelle «woerthisation» d'un gouvernement tétanisé par la mise hors jeu d'un ministre, comme il l'avait été à l'automne avec Eric Woerth.
«Tract». La publication mardi après-midi dans le Monde d'une tribune signée par un groupe de diplomates français sous le pseudonyme collectif de Marly (du nom du café où ils se sont réunis pour la première fois) a mis en fureur l'Elysée. «C'est un tract politique», a réagi hier matin sur France Info Henri Guaino : «Il est anonyme comme un tract, il n'y a pas d'argumentation, juste des jugements à l'emporte-pièce.» Quant aux auteurs de cette tribune «qui sont-ils ?» s'interroge le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : «De jeunes ambitieux qui cherchent des places ? Des diplomates retraités aigris ?»




