L'occasion était trop belle, pour les radicaux valoisiens et les centristes, de marquer leur différence. Lundi, Jean-Louis Borloo a clairement appelé à «faire barrage au Front national». «Le PS n'est pas sur la même ligne et sur le même statut que le FN», a rappelé le président du Parti radical, qui assume clairement le vote pour le candidat de gauche en cas de duel. Une position que partagent Laurent Hénard et Rama Yade, également membres du parti radical.
Même détermination au Nouveau centre d'Hervé Morin. «Partout ou le FN est présent, il faut que les électeurs attachés aux valeurs de la République, aux valeurs de liberté, de fraternité et d'égalité votent pour le candidat démocrate restant en lice», expliquait hier Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre. «En cas de duel avec le FN, je voterai pour le candidat socialiste», énonçait hier dans Libération le sénateur Jean Arthuis.
Tiraillée entre la discipline de parti et ses convictions, la composante centriste de l'UMP se fait discrète. Ainsi Pierre Méhaignerie refuse toute expression publique sur le sujet, mais confie qu'«à titre personnel, dans une telle situation», il n'aurait aucune hésitation à voter socialiste. Même explication de texte chez les gaullistes sociaux comme le président du Sénat Gérard Larcher,




