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Voter PS… ou pas

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Gauche ou FN? Ils défendent le "ni-ni"

Publié le 23/03/2011 à 0h00

Quand dimanche, peu après 20 heures, Jean-François Copé annonce qu'il laissera les électeurs UMP «libres de leur choix» en cas de duel PS-FN, ce n'est pas un choix que le secrétaire général du parti majoritaire a effectué seul. La décision a été prise en accord avec l'Elysée. On en aura la preuve dès le lendemain matin, quand Nicolas Sarkozy précise devant l'état-major de l'UMP que la consigne doit être «ni vote FN, ni PS».

Le président de la République est même allé plus loin que le patron de l'UMP, dont le «ni-ni» était «ni Front national, ni front républicain», formule qui réfute toute idée d'alliance avec le PS sans pour autant exclure un vote pour un candidat socialiste. Dans la journée de lundi, l'Elysée tentera de tempérer le propos présidentiel en expliquant que le «ni-ni» était d'abord un refus du vote pour le FN, mais que le chef de l'Etat ne pouvait appeler à voter à gauche car cela «reviendrait à envoyer un signal de connivence entre l'UMP et le PS, et donc à alimenter la campagne anti "UMPS" développée par le FN».

Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, a mis hier le doigt sur les limites de l'exercice. En cas de duel, le choix doit être «entre le vote blanc et le vote PS», afin que «pas une voix» n'aille au FN, a-t-elle résumé, dans une tentative désespérée de concilier la ligne officielle du «ni-ni» avec celle de François Fillon appelant à

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