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Libération

Hollande et Bussereau, fragiles têtes d’affiche

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L’ex-leader du PS est la seule personnalité à jouer vraiment gros dimanche.

Publié le 26/03/2011 à 0h00

Parmi les personnalités politiques, celle qui risque le plus gros sur cette élection est incontestablement François Hollande. Il a clairement annoncé qu'il ne serait candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012 que s'il était reconduit à la tête du département de la Corrèze, dont il préside le conseil général depuis 2008. Or, au premier tour, la gauche a perdu le canton d'Ussel-ouest, alors que sa majorité ne tient qu'à un siège (19 contre 18). Mais comme le PS a de bonnes chances de conquérir dimanche le canton de la Roche-Canillac, le pari semble réalisable.

Plus fragile est la position de Dominique Bussereau en Charente-Maritime. En ballottage très favorable à Royan-est, l'ex-ministre UMP a déjà virtuellement perdu le canton de Marennes où le FN a éliminé le candidat de droite. Si la droite chutait dans deux autres cantons, il perdrait la présidence du conseil général. Or elle est menacée à Surgères, à Saint-Pierre-d'Oléron et à La Rochelle-4.

Réélu dimanche, François Sauvadet (Nouveau Centre) pourrait lui aussi perdre la présidence du conseil général de la Côte-d'Or qu'il détenait avec seulement un siège d'avance sur l'opposition de gauche.

Autre centriste, le ministre de la Justice Michel Mercier n'est pas non plus assuré de conserver la présidence du conseil général du Rhône, même si les résultats du premier tour ont été décevants pour la gauche.

Quelques anciens ministres seront aussi

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