Le Front national n’a pas transformé hier son essai à Marseille. Présent au second tour dans les onze cantons renouvelables de la ville (6 duels avec le PS, 5 contre l’UMP), il dépasse la barre des 40% dans 8 cantons, mais se retrouve battu partout. La gauche garde la majorité. Mais ressort de ce scrutin malmenée. Beaucoup d’électeurs perdus, et deux sortants (divers gauche et PRG) ayant été balayés dès le premier tour.
Le FN, devenu voilà huit jours première force politique de la ville (30,44%), concentrait ses espoirs dans le quartier de la Capelette, où il avait attiré 37,58% des suffrages. Il y perd de 105 voix (sur 2 827 suffrages exprimés), la candidate du PS l'emportant avec 51,85% des voix. Dans la plupart des autres secteurs de la ville, le FN n'avait guère pris la peine de faire campagne. Face à Michel Pezet, vice-président (PS) du conseil général, le candidat du FN n'avait même pas envoyé de photo, ses affiches du premier tour étaient donc à l'effigie de Marine Le Pen. Le Front national a surfé comme ailleurs sur «l'effet Marine», renforcé ici par quelques spécificités : «la difficulté de la crise», particulièrement forte, et «l'insécurité», pointait hier soir Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire (UMP) de la ville.
«Basta mafia». Il y a aussi le climat des affaires dans lesquelles s'est englué à Marseille le Parti socialiste. Le sursaut arrivera peut-être de militants socialistes qui ont attendu que le second tour soit passé pour lan




