Il y a foule, dans le grand hall de l'hôtel Pullman où l'UMP a donné rendez-vous. Deux cents journalistes accrédités. L'entourage du patron de l'UMP, Jean-François Copé, ironise : «Qu'est-ce que ce serait, si notre débat était intéressant ?» De nombreux ministres sont présents. Les amis de Copé, François Baroin et Luc Chatel sont à la tribune, les autres, dont Claude Guéant, au premier rang. Cette fameuse «convention de l'UMP», débattue depuis deux mois, on se bouscule pour s'y montrer. Rachida Dati est venue de Strasbourg où la retient pourtant une séance du Parlement européen. Elle devance de quelques minutes son nouveau collègue Brice Hortefeux.
Tout l'après-midi, les ministres donnent à voir le ballet de leurs allées et venues. Il faut en être, quitte à ne rester que dix minutes. A la tribune, on s'étonne de découvrir l'écharpe rouge du journaliste Christophe Barbier. Il est là pour témoigner que ce débat est juste. Et si le Nouvel Observateur lance une pétition pour le dénoncer, le patron de l'Express affirme qu'il «est bon en début de campagne de poser les problèmes philosophiques». En introduction, Copé revient sur les critiques de ces «grands esprits parisiens» qui l'ont soupçonné de vouloir «stigmatiser une communauté». Il salue ceux qui ont «le courage de venir». Certains, assure-t-il, auraient «bravé une pression sans commune mesure pour être ici ce soir». Il a une «pensée particulière pour




