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L’électorat UMP de plus en plus tenté d’aller voir ailleurs

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Selon notre sondage Viavoice, le président bat son record d’impopularité et voit ses électeurs attirés aussi bien par Jean-Louis Borloo que par Marine Le Pen.

Jean-Louis Borloo le 7 avril 2011 sur le plateau de l'émission de France 2 "A vous de juger" à Paris. (© AFP Lionel Bonaventure)
Publié le 11/04/2011 à 0h00, mis à jour le 11/04/2011 à 6h50

Déboussolés. Déçus par Sarkozy. Tentés les uns par Borloo, les autres par Marine Le Pen, quand ce n’est pas par Dominique Strauss-Kahn, les électeurs de droite ont perdu leurs repères. La formule gagnante qui avait en 2007 ouvert à Nicolas Sarkozy les portes de l’Elysée ne fonctionne plus. Non seulement le chef de l’Etat est au plus bas en termes de popularité, mais, comme le montre notre sondage Viavoice pour Libération (1), il n’apparaît plus comme le leader incontesté de son camp. Devancé par son Premier ministre et son ministre des Affaires Etrangères, il est maintenant talonné par Jean-Louis Borloo. Et, comme le montre l’analyse effectuée par Viavoice à partir des deux dernières enquêtes (celle-ci et celle de mars, soit un échantillon de 2 022 personnes), l’électorat potentiel du FN commence à ressembler à celui de l’UMP.

Sarkozy au plus bas
Le chef de l’Etat comptait sur la présidence du G20 pour «représidentialiser» son image. Le résultat se fait attendre. Seuls 57% de ceux qui avaient voté pour lui en 2007 souhaitent qu’ils soient à nouveau président. Avec 29% d’opinions positives (- 1) contre 68% de négatives (+ 1), Nicolas Sarkozy bat son record d’impopularité. Les interventions militaires en Libye et en Côte-d’Ivoire n’ont pas vraiment redoré son blason : 23% seulement des personnes interrogées (+ 1) «souhaitent qu’il devienne président de la République» en 2012, derrière Alain Juppé avec 24%.

A gauche, Dominique Strauss-Ka

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