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Libération

L’arithmétique soustractive de Jean-Louis Borloo

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Publié le 14/04/2011 à 0h00

Jean-Louis Borloo a choisi la liberté. Tout au long de son A vous de juger jeudi dernier, ses réponses ressemblaient à une ode à l'émancipation. Le président du vénérable parti radical a décidé de quitter l'UMP. Il veut constituer une confédération des centres. Il proclame que celle-ci a vocation à présenter un candidat à l'élection présidentielle et il reconnaît que lui-même en serait le champion «naturel». Il précise bien qu'il demeure arrimé à la majorité actuelle mais il entend y incarner désormais l'aile sociale et européenne, l'UMP devenant de plus en plus à ses yeux l'aile libérale et régalienne. Jean-Louis Borloo s'inscrit donc dans une logique de concurrence avec Nicolas Sarkozy.

Cela soulève évidemment deux questions : quel espace la future confédération des centres peut-elle ambitionner d'occuper ? Quel risque Jean-Louis Borloo est-il prêt à faire courir à l'actuelle majorité au premier tour de l'élection présidentielle ? Dans les deux cas, l'ex-numéro deux du gouvernement entend démontrer que les chiffres ont tort et que l'arithmétique peut être démentie. Le meilleur score jamais obtenu par un candidat centriste à l'élection présidentielle l'a été par François Bayrou en 2007 avec 18,6% des voix. A priori, il est peu vraisemblable que Jean-Louis Borloo puisse l'égaler, a fortiori le dépasser. Les Français trouvent certes sympathique l'homme du Grenelle de l'environnement, mais ne pensent pas qu'il ait la carrure d'un président de la République (so

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