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EDITORIAL

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Publié le 16/04/2011 à 0h00

Un quinquennat de renoncements. Semaine après semaine, sujet après sujet, le mandat de Nicolas Sarkozy, tel une pelote, se dévide. Mercredi, l'enterrement du bouclier fiscal, mesure fondatrice du sarkozysme, a été confirmé, en même temps que l'abandon de la suppression de l'ISF, pourtant réclamée par le chef de l'Etat lui-même. Sans qu'il le crie sur les toits, le président de la République envisage de revenir sur un autre totem de sa politique économique et sociale : le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Son ministre de la Fonction publique, Georges Tron, l'a suggéré le premier, fin mars, dans Libération. Et des députés de la majorité ont récemment vendu la mèche, en déclarant que le chef de l'Etat avait conscience, notamment dans l'Education nationale, des «limites» des coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires. Sans jeter par-dessus bord la nécessaire réduction des déficits, il faut se réjouir que le gouvernement entende battre le cœur du service public. Car il ne bat pas uniquement dans la poitrine de fonctionnaires en colère (pas toujours exempts de tentations corporatistes). Les usagers, et avant tout les plus modestes, sont les premières victimes de la casse des services publics. Le récent rapport du médiateur de la République a démontré l'urgence à renouer les liens entre les Français et leurs administrations. Cela passe par un changement de discours au sommet de l'Etat. La fin de la règle du non-remplaceme

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