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Aix-en-Provence «Il n’a pas fait que de mauvaises choses !»

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La ville aisée. Même chez les plus favorisés, le scepticisme reste de mise.

ParCatherine Maussion
Envoyée spéciale à Aix-en-Provence
Publié le 22/04/2011 à 0h00

«Comment vous dire… [suit un long silence], nous n'allons pas nous plaindre !» Pierre Guedj, la cinquantaine souriante et hâlée, a tout de suite accepté de raconter sa ville, plutôt acquise à la droite (Nicolas Sarkozy a fait 57% au second tour en 2007). A droite et plutôt riche : classée 11e parmi 50 villes pour ses déclarants à l'impôt sur la fortune (ISF). Ils étaient 3 000 en 2009. Le bureau de Guedj occupe l'étage noble d'un hôtel particulier. Un balcon ouvragé donne sur le cours Mirabeau, ses platanes et son pollen agressif, soufflé par le mistral.

Ici, «les gens sont aisés, très aisés. Ils subissent moins la crise». Et ses clients, parce que nantis, dit-il, sont moins «révoltés». Pierre Guedj gère les fortunes des Aixois : «Des patrimoines moyens, professions libérales et petites entreprises.» Il est président de la chambre des indépendants du patrimoine de la région Paca. Dans son entourage, on a largement voté pour Sarkozy. Les plus déçus, «ce sont ceux qui ont voté pour lui par défaut», c'est-à-dire pour éviter Ségolène Royal. On comprend qu'il en fait partie. «Rappelez-vous toutes ses promesses, les "moi vivant, jamais…", les "je dis ce que je fais…" Et puis comme tous les politiques, il bricole. Il aménage. Il se prépare aux élections, pour dans un an.»

Songeur. Le conseiller en gestion de patrimoine livre volontiers son analyse, même si ce n'est pas une préoccupation quotidi

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