Bien décidé à ne pas être le seul à porter le chapeau de l’affaire Clearstream, le mathématicien Imad Lahoud a passé lundi la première journée de son procès en appel à charger ses co-prévenus, Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin.
«Aujourd'hui, Jean-Louis Gergorin diminue son rôle» mais «c'était mon patron, c'était le numéro deux d'EADS!» s'est défendu Imad Lahoud, qui est poursuivi aux côtés de Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin pour avoir organisé un vaste complot, dans lequel des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger.
Sous «l'emprise de Gergorin»
«Je sortais de détention provisoire, il m'a tendu la main. (…) J'étais son obligé d'une certaine manière», a-t-il poursuivi, assurant avoir menti durant toute l'instruction à la demande de celui qui l'a fait embaucher en 2003 chez EADS. Il assure avoir été sous l'emprise de Jean-Louis Gergorin et avoir falsifié les listings à sa demande.
«Il fallait tout nier pour couvrir Jean-Louis Gergorin et couvrir Dominique de Villepin», a-t-il répété. «Jean-Louis Gergorin me demande de le couvrir, de toujours nier, durant toute l'instruction, et c'est ce que j'ai fait.» «J'ai nié l'évidence tant en garde à vue qu'à l'instruction. C'était un choix. Mais on était complètement pris en main avant et pendant l'instruction par Dominique de Villepin et il




