Les «gars de la Marine», la garde rapprochée de la présidente du Front national, commencent à énerver une partie de l’appareil frontiste, et notamment les soutiens plus anciens de la dirigeante du parti. Dans le collimateur, Steeve Briois, le secrétaire général du FN. Cet élu du Nord-Pas-de-Calais a annoncé l’exclusion d’Alexandre Gabriac, soutien de Bruno Gollnisch, conseiller régional Rhône-Alpes et photographié le bras tendu devant un drapeau nazi avant même que la commission de discipline du parti n’ait statué sur son sort. Une déclaration qui a passablement irrité Jean-Marie Le Pen, pas très heureux de la place tenue par l’ancien mégrétiste dans l’appareil du parti.
Adversaires. Steeve Briois n'est d'ailleurs pas le seul. Bruno Bilde, conseiller spécial de Marine Le Pen, et Nicolas Bay, passés chez Mégret au moment de la scission de 1998, sont aussi visés. «La bande des trois B», comme les surnomment leurs adversaires, est accusée selon une proche de Marine Le Pen «de jouer les chefaillons et de préparer le retour d'anciens mégrétistes au sein du FN. Ce n'est pas admissible».
Guillaume Vouzellaud, troisième score frontiste aux dernières cantonales sur Béziers, a démissionné de ses fonctions au sein du parti après avoir reçu «un courrier très dur pour ne pas dire incompréhensible» de Steeve Briois l'accusant de ne pas remplir ses fonctions. «On nage en plein caporalisme», constate un élu régional. Guillaume Vouz




