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Clearstream: pour Villepin, la DGSE et Alliot-Marie savaient

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Selon l'ancien Premier ministre, d'autres ministères auraient pu stopper la manipulation Clearstream, notamment le ministère de la Défense.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin arrive le 2 mai 2011 au palais de justice de Paris pour le procès en appel de l'affaire Clearstream. (© AFP Patrick Kovarik)
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Publié le 09/05/2011 à 18h31

Dominique de Villepin, accusé de complicité de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream, a affirmé lundi à la cour d'appel de Paris que d'autres que lui au sein de l'appareil d'Etat étaient conscients de la manipulation et auraient pu stopper la calomnie dès 2004.

En 2004, "le ministère de la Justice est informé depuis début mai. Le ministère des Finances, qui est quand même bien placé pour connaître le fonctionnement d'une chambre de compensation (telle que Clearstream, ndlr), qu'est-ce qui l'empêche de mener une enquête ? Et le ministère de la Défense, il ne saisit personne !", s'est étonné l'ancien Premier ministre.

Le parquet général reproche à Dominique de Villepin, qui était alors ministre de l'Intérieur, de n'avoir pas stoppé la machination ayant consisté à ajouter des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires en sachant que ces derniers étaient des faux, pour faire croire qu'elles trempaient dans de sombres affaires mafieuses.

"Je veux bien qu'on me reproche une abstention, a-t-il ironisé, mais cette abstention, c'est celle de l'Etat", qui a agi "par précaution".

A cette époque, "un juge est saisi et pas n'importe quel juge", rappelle Dominique de Villepin, en faisant référence au juge Renaud van Ruymbeke qui enquête depuis mai 2004 sur les listings que lui a soumis l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin. "Comment peut-on parler d'inaction dès lors que c'est l'un des me

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