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Analyse

L’exécutif remonte dans les sondages, mais n’a toujours pas la cote

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Publié le 10/05/2011 à 0h00

Et si la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy n'était pas inéluctable ? La «représidentialisation» de son image, entreprise par les spin doctors de l'Elysée, commencerait-elle à porter ses fruits ? Sa fermeté face à Khadafi et Gbagbo lui aurait-elle redonné une stature d'homme d'Etat ? A moins que ce ne soit l'effet des rumeurs de plus en plus insistantes d'une grossesse de Carla Bruni-Sarkozy ? Le résultat en tout cas est là : la cote de popularité du président de la République remonte en mai.

Ce n’est pas encore l’assurance d’une réélection en 2012 : avec 33% d’opinions favorables et 63% de défavorables, selon notre enquête Viavoice mensuelle (1), Nicolas Sarkozy est toujours au-dessous des plus mauvais scores de ses prédécesseurs. Mais il y a redressement. Le chef de l’Etat était tombé en avril à 29% d’opinions positives et 67% de négatives. Au moins peut-il se dire que le creux de la vague est passé, et que sa stratégie de reconquête de l’opinion n’est pas totalement inefficace.

François Fillon bénéficie également du regain de popularité de l’exécutif. La hausse est apparemment moins forte (+2%, à 47%), mais le Premier ministre avait commencé dès le mois de mars à remonter la pente, après un record d’impopularité à 41% en février, qui restait quand même très en deçà du désamour entre le Président et les Français.

Le fait que les patrons de l’exécutif remontent parallèlement semble indiquer qu’au-delà de l’amélioration de l’image personnelle des deux hommes, c’es

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