La consigne, hier à droite, était claire : ne pas en rajouter. La «divine surprise» que constitue la très probable mise hors-jeu du plus redoutable challenger de Nicolas Sarkozy ne devait pas être gâchée par quelques excès de langage et autres dérapages. Mis à part les députés Lionnel Luca et, surtout, Bernard Debré, la consigne a été suivie.
«Le gouvernement français respecte deux principes simples», déclarait dès le matin sur France 2 le ministre du Budget, François Baroin : «celui de la procédure judiciaire en cours sous l'autorité de la justice américaine» et «le respect de la présomption d'innocence». «Il faut être d'une extraordinaire prudence dans l'expression, dans l'analyse et dans les commentaires de cette affaire», ajoutait le porte-parole du gouvernement. «Il faut prendre du recul avant de porter un jugement de quelque nature, qu'il soit juridique ou politique», a renchéri la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot. Invité de l'émission C Politique sur France 5, Eric Woerth, chassé du gouvernement pour cause d'affaire Bettencourt, a souligné l'importance de la présomption d'innocence :«M. Strauss-Kahn n'est pas coupable tant qu'il n'a pas été déclaré coupable par un tribunal.»
Théorie. Dans ce registre, certains en ont fait presque trop, tel le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, proclamant hier, en marge du congrès radical, (lire page 16) qu'il ne «participerait




