Il y a quelques mois déjà, un journaliste américain qui suit le FMI nous avait alertés : «Ce que je trouve étrange avec Strauss-Kahn, disait John Gizzi, correspondant à Washington de l'hebdomadaire conservateur Human Events, est qu'il est considéré comme un prochain candidat à la présidentielle française, mais il n'en a pas le look. Il est manifeste qu'il est en surpoids. Il n'a pas l'air de s'être vraiment préparé à la bataille», s'étonnait cet observateur, qui suit la politique française avec passion. Les événements de ce week-end viennent donner beaucoup de force à ces observations : même en supposant qu'un traquenard ait été tendu à DSK, comme beaucoup le font en France, un «combattant politique» vraiment prêt à dépenser la dernière goutte de sa sueur pour conquérir l'Elysée ne se serait certainement pas laissé «piéger» si facilement. Comme tout le monde à Washington, cet observateur n'en est pas moins sous le choc et s'attend à un «geste rapide» des administrateurs du FMI, qui devaient se réunir en urgence dès hier après-midi.
En attendant que la justice clarifie ce qui s'est réellement passé au Sofitel de New York, personne ne peut imaginer à Washington que le managing director du FMI puisse continuer à exercer ses fonctions. Dès hier, la porte-parole du Fonds a annoncé que le numéro 2, l'Américain John Lipsky assurait d'ores et déjà la direction de l'institution depuis l'arrestation de Strauss-Kahn. Le FMI reste




