«Il n'y a aucune volonté de dissimulation ou occultation de ma part.» Hier, en clôture des débats du procès en appel de l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin s'est une fois de plus débattu comme un beau diable, sa problématique étant enfin au centre des débats. A partir de quand l'ancien ministre aurait eu conscience de la fausseté des listings, et quelle fut sa réaction ? Le parquet s'accrochant au délit de «complicité par abstention», c'est la dernière ligne droite qui fait débat, sous le regard de Pierre Bousquet de Florian, ex-directeur de la DST, convoqué comme grand témoin.
«Derrière». En juillet 2004, Villepin, ministre de l'Intérieur, missionne la DST, deux mois après que le corbeau a transmis les listings à un juge d'instruction. Bousquet minore l'ampleur de l'enquête, «confiée sur le tarmac d'un aéroport, de façon rapide et informelle». Pas vraiment une mission de police politique : «J'étais chargé de rien du tout, mon ministre me demande simplement de "regarder ce qu'il y a derrière", de voir ce qu'il en est.»
Cela donnera une note DST, datée du 21 juillet, qui délivre un premier diagnostic, «peut-être en présence d'un montage complet ou partiel» et «recommande pour l'instant la plus grande prudence». Suivie d'une deuxième, le 24 septembre, ciblant Jean-Louis Gergorin comme le corbeau dans le cadre d'une «guerre des bandes au sein d'EADS».
A la barre, Bousquet multiplie les précautions sur




