Dominique Strauss-Kahn a franchi, hier, la première étape d’une procédure américaine très différente de la française, puisqu’elle est essentiellement fondée sur l’accusation. L’enquête va maintenant être confiée au procureur de New York (et non à un juge d’instruction, comme en France), chargé de recueillir les éléments à charge. Ce procureur est une personnalité élue. En l’occurrence, il s’agit du démocrate Cyrus Vance Jr., fils d’un ancien ministre des Affaires étrangères. Le travail de disculpation incombe entièrement aux avocats de DSK, qui devront fouiller dans le passé de l’accusatrice pour la décrédibiliser ou essayer de prouver qu’il s’agissait d’un coup monté.
Ce système basé sur l'accusation est contrebalancé par le recours à des jurys populaires, à différents moments de la procédure. L'étape suivante sera la comparution devant un grand jury de citoyens, qui devra déterminer si le procureur a réuni assez d'éléments pour prouver sa culpabilité et confirmer son inculpation. Si DSK continue de plaider non coupable, le procès aura lieu dans un délai de six mois, devant la Cour suprême de New York (en fait, un tribunal pénal de première instance). Un jury de 12 personnes y entendra les arguments du procureur et de la défense, qui pourront interroger l'accusé, la plaignante et les témoins. Les jurés détermineront alors si l'accusé est coupable ou non, et le juge fixera la peine correspondant au verdict. Cette procédure encourage les accusés à plaider coupable, ce qui allè




