Livres publiés, témoignages sur plateau télé, liaison avec une économiste du FMI couverte par la presse mondiale. Sans même parler d'une chronique de Stéphane Guillon qui fit rire la France entière ! Qui peut dire qu'il ignorait la réputation de DSK ? Pourtant, le débat monte et, une fois encore, les journalistes français sont au banc des accusés. On connaît la chanson. Nous aurions su et n'aurions rien dit. L'omertà régnait. Les rumeurs scabreuses, les racontars graveleux, le fameux milieu «médiatico-politique» se les gardait pour les dîners en ville mais se gardait bien de les publier. Quitte à ramer à contre-courant de l'époque et contrairement aux injonctions entendues ici et là, Libération continuera, premier principe, à respecter la vie privée des hommes et des femmes politiques. C'est un principe démocratique hypocrite aux yeux de certains, mais fondamental. Imparfait mais nécessaire. Dans certains cas frustrant mais essentiel. Mettre ce principe au rencart conduirait, quel paradoxe, à favoriser à court, très court terme, la victoire du «buzz» et du «trash» au nom de l'information de qualité. Deuxième principe : le légal et l'illégal. Que des adultes consentants aient une sexualité libre, libérée, libérale, libertaire ou libertine, ne regarde pas les journalistes qui ne sont ni des professeurs, ni des modèles de vertu. Pas plus qu'une rédaction n'est une brigade des mœurs. Sa vocation n'est pas de se retrouver «embedded» dans les boîtes échangistes ou les hôt
EDITORIAL
Principes
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Publié le 18/05/2011 à 0h00
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