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Sous pression, le Fonds monétaire international attend la démission

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L’institution financière veut pouvoir tourner la page et s’inquiète de son image à long terme.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 19/05/2011 à 0h00

Al’ordre du jour du FMI hier, il y avait la Suisse… et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce n’est pas une blague, c’était bien le programme officiel du conseil d’administration du Fonds monétaire international, le Board, qui se réunit au moins trois fois par semaine pour examiner les finances de ses 187 pays membres.

Brièvement évoquée lundi lors du Board précédent, l'incarcération du directeur général (censé présider ces réunions quand il est là) n'était donc même pas à l'ordre du jour. «On travaille, on a un numéro 2 [l'Américain John Lipsky, ndlr] qui a pris les fonctions du managing director, le Fonds est opérationnel», sourit un employé.

Cauchemar. Tout en préservant autant que possible les apparences de la normalité, le FMI n'en a pas moins fait passer le message qu'une démission de Dominique Strauss-Kahn est attendue, le plus vite possible. Ce serait «l'idéal» a glissé un membre du Board à l'agence Reuters. Les «actionnaires» du Fonds s'y sont mis aussi, appelant ouvertement DSK à démissionner : «Il n'est évidemment pas en mesure de diriger le FMI», a lancé mardi le plus important d'entre eux, le ministre des Finances américain, Timothy Geithner.

Depuis trois jours, à la une de tous les journaux de la planète, les initiales FMI sont associées aux mots «viol», «fellation» ou «crime sexuel», et tout le monde est impatient à Washington de sortir le FMI de ce cauchemar.

Le Board peut à tout moment accélérer les choses

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