Vêtue d’une veste noire et d’une robe grise, marchant à petits pas, le port raide, Anne Sinclair pénètre peu avant 14 h 15 (20 h 15, heure de Paris) dans la salle d’audience du tribunal de New York. Quelques minutes seulement avant le début de l’audience lors de laquelle son époux, Dominique Strauss-Kahn, a demandé sa libération. L’ancienne journaliste vedette de TF1 est accompagnée d’une des filles de DSK, Camille, étudiante à l’université de Columbia, qui la tient par le bras. Les deux femmes s’assoient au premier rang, et l’épouse de DSK refuse les cartes de visite que lui tendent les journalistes américains massés dans la salle.
Un sourire esquissé à son épouse, Anne Sinclair, à peine un signe de la main à sa fille, c'est tout ce que DSK livre à son arrivée aux quatre-vingts journalistes présents à 14 h 30 dans la salle 51 de la Cour suprême de New York. Cour prise d'assaut dès l'aube par les médias internationaux. «Aujourd'hui, nous sommes tous français», glisse un officiel chargé de la presse. Une caméra et un photographe sont finalement acceptés, en dépit de l'opposition des avocats de DSK. Portables autorisés sur silencieux aussi, et ça tweete déjà à tout va dans les rangs des journalistes. La dessinatrice de presse, accréditée au palais, chevelure blonde peroxydée, chemisier léopard, est l'une des seules dans l'assistance à voir Strauss-Kahn de face.
Durant une heure, celui-ci écoute son avocat William Taylor plaider pour sa libération sous caution au motif q




