Rapport sexuel consenti ou pas de rapport du tout avec la femme de chambre ? Depuis que l'affaire a débuté, on est bien en peine de comprendre la défense de Dominique Strauss-Kahn. Le directeur démissionnaire du FMI a certes plaidé non coupable et déclaré hier, dans une lettre, qu'il réfutait «avec la plus extrême fermeté» tout ce qui lui «est reproché», mais on ne connaît toujours pas sa version de ce qui s'est passé samedi dans la chambre 2806 du Sofitel de New York.
Officiellement, sa défense - composée des avocats Benjamin Brafman et William Taylor - en dit le moins possible pour ne pas donner des billes à l'accusation, mais deux versions se sont faites jour. Dans un premier temps, DSK a semblé nier tout acte sexuel puis, à partir de mercredi, la presse américaine a écrit, citant des «sources proches» de sa défense, qu'il allait plaider le consentement de la femme de chambre. Déjà, lundi, Brafman avait déclaré que «l'accusation ne fournit pas de preuves convaincantes qu'il y aurait eu une relation forcée». Ces contradictions, si elles sont relevées par l'accusation, risquent de très mal passer auprès de la justice américaine.
«Pour l'instant, cette défense patine, estime ainsi un avocat français qui a l'habitude de défendre des membres français de l'establishment, notamment aux Etats-Unis. S'ils voulaient plaider que la fille était consentante, ils auraient dû le dire dès le début. Là, ils ont l'air de changer d'avis, et en




