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Libération
EDITORIAL

Morale

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Publié le 21/05/2011 à 0h00

Paysage après une semaine folle. A gauche, deux histoires qui n'ont maintenant plus rien à voir sont en train de s'écrire. DSK entame un parcours judiciaire où il se retrouve seul face à lui-même, occupé à sa défense. De son côté, le Parti socialiste redéfinit une autre stratégie présidentielle et tourne la page. Evidemment, les mots restent choisis, feutrés, et la mort politique de l'un des meilleurs d'entre eux encore largement euphémisée. Mais le cruel pragmatisme de la politique est en marche et rien ne l'arrêtera. De son côté, la droite, nouvellement vêtue de probité candide et de lin blanc, la joue moderato, grand seigneur. Ne distillant qu'une seule idée à travers ses relais médiatiques : les socialistes auraient perdu, dans cette affaire, la bataille de la morale. Défendant le présumé innocent, ils oubliaient la présumée victime. Ayant connu les mœurs de DSK, ils en devenaient de fait les complices. Sophismes démagogiques et dangereux qui font obstacle aux introspections nécessaires, à gauche comme à droite. Comme le rappelle Libération, Patrick Balkany, homme des premiers cercles, fut en effet publiquement accusé en 2010 de harcèlement sexuel par l'ancienne championne de judo Marie-Claire Restoux. Une enquête interne au parti chercha-t-elle alors à savoir ce qui s'était passé ? La classe politique devrait donc aujourd'hui cesser de polémiquer vainement ou de détourner les yeux. Et affronter une question qui n'a rien à voir avec la morale mais concerne le re

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