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Libération
Reportage

A Toulouse, Royal veut oublier les sondages

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Hier, devant un public plus large que ses fidèles, la candidate à la primaire a dénoncé les inégalités sociales.

Publié le 23/05/2011 à 0h00

AKatia, jeune mère de famille des quartiers défavorisés du Mirail à Toulouse, qui dit ne plus s'en sortir avec ses 1 300 euros de salaire, elle répond : «Blocage des prix sur 50 produits alimentaires et d'entretien par les grandes surfaces.» Ça, c'est pour l'«énergie». Pour l'«efficacité», Ségolène Royal laisse les syndicalistes de Continental Midi-Pyrénées se plaindre du mauvais sort que le fabricant de pneus fait à ses salariés, malgré ses 53 millions d'euros de bénéfices en 2010. Ils sont pour l'ex-candidate socialiste de 2007, en campagne hier à Toulouse pour la primaire, la preuve «qu'il y a des marges de manœuvre» pour ne pas laisser les gens comme Katia dans la difficulté. Dans la foulée, quittant les quartiers pour le centre-ville, la présidente de la région Poitou-Charentes s'est engouffrée dans la salle Barcelone décorée d'un immense drapeau bleu-blanc-rouge et s'est adressée, sûre de ses choix et de son propos, à quelques centaines de visiteurs, accrochée à un pupitre barré de la mention «La force citoyenne».

Détermination. La prochaine sortie «sur le terrain» de Ségolène Royal sera pour Poitiers, où elle discutera Education. En attendant, ce dix-septième déplacement était consacré au «pouvoir d'achat». Et il n'était pas trop compliqué pour elle de se faire entendre hier au centre Alban-Minville du Mirail, mettant en parallèle les «15 milliards de bénéfices de Total» et le 

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