«Je n'aurais jamais pensé entendre tous ces propos sexistes trente ans après. C'est comme si je revenais manifester pour les mêmes choses», dit une femme qui se présente comme «une ancienne du MLF». A ses côtés, une militante d'Osez le féminisme l'interroge : «Ce n'était pas plus simple alors ? On se battait pour des choses concrètes alors qu'aujourd'hui, c'est une ambiance.»
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à côté du centre Pompidou à Paris pour protester contre «le déferlement de propos sexistes» depuis le début de «l'affaire DSK» et l'absence, dans le discours public, de la victime présumée. De nombreuses femmes, de toutes générations, mais aussi des hommes. «Les barbares y en a marre !» lance une voix à la tribune. «Quand la femme dit non, c'est non !» ou encore : «C'est pas les domestiques qu'il faut trousser, mais le sexisme», allusion aux propos du journaliste Jean-François Kahn, qui a comparé la tentative de viol présumée de la femme de chambre à un guilleret «troussage de domestique». Le fameux «Il n'y a pas mort d'homme» de l'ancien ministre socialiste Jack Lang, qui depuis s'est excusé, revenait aussi dans les slogans.
L'idée de la manifestation avait été lancée par trois associations féministes, révoltées par le fait que la classe politique et les commentateurs se sont d'abord apitoyés exclusivement sur le sort de Dominique Strauss-Kahn, oubliant celui de la plaignan




