Atlantico peut dire merci à Dominique Strauss-Kahn. Grâce aux malheurs de l'ancien directeur du FMI, le dernier-né des sites d'information en ligne, qui se revendique «libéral» et n'a rien contre le «capitalisme», connaît une notoriété soudaine. A son actif, quelques scoops (le nom du propriétaire de la Porsche dans laquelle DSK est monté, le rapport de police détaillant les accusations de la femme de chambre). Mais aussi pas mal de polémiques : Atlantico est accusé d'être un peu trop proche du gouvernement, voire d'être partie prenante d'un fantasmatique complot anti-DSK. Jean-Sébastien Ferjou, cofondateur et principal actionnaire du site, est obligé de courir les médias pour expliquer qu'il n'est pas une «officine».
Dernier épisode en date, la «révélation» de traces de sperme appartenant à Strauss-Kahn sur les vêtements de la femme de chambre. Atlantico a été le premier, dimanche soir, à écrire que la police new-yorkaise disposait du résultat des tests. Le site ajoutait même que le NYPD «aurait transmis aux autorités françaises, ce dimanche, les résultats» et qu'ils «devraient être rendus publics dans les heures qui viennent». Au final, les tests n'ont pas été rendus publics (même si la même information a été publiée par d'autres médias quelques heures plus tard) et la police new-yorkaise s'est fendue d'un démenti violent ciblant le site français. «Cette information d'Atlantico est totalement et absolument fausse, a ains




