Dans la langue française, le mot «sexe» désigne deux choses distinctes : le genre et la sexualité. Pour des raisons aussi évidentes qu'heureuses, nous en sommes venus à les séparer franchement. Fille, garçon ou queer, nous avons appris à regarder le sexe sans nous préoccuper des sexes. Comme nous avons pris l'habitude - homo, hétéro ou bi - d'observer le genre sans même penser au sexe. Au point de perdre de vue le lien qui, bien au-delà de la biologie, unit encore souvent les deux. Aussi différentes soient-elles, les affaires DSK puis Tron auront eu le mérite de rappeler combien, sur le terrain politique, sexe, genre et pouvoir font encore souvent ménage à trois. Le sexe y demeurant, à l'occasion, et pour certains, l'un des multiples moyens d'affirmer une domination de genre massive. Les propos d'élues interrogées par Libération ne trompent pas, qui préfèrent ne pas mettre de jupes pour se rendre au Parlement ou devant certaines assistances masculines et passent leur temps à esquiver de minables beauferies machistes. Comme toujours à la remorque sur les questions de société, l'univers politique témoigne d'un archaïsme qui n'étonnera que ceux qui ne sont pas vraiment choqués, plus de dix ans après la loi sur la parité, par les 17 % de femmes siégeant à l'Assemblée nationale (un brillant 64e rang mondial). En libérant une parole courageuse mais encore timide, la publicité faite aux crimes et délits dont sont soupçonnés deux responsables de gauche c
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Publié le 31/05/2011 à 0h00
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