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Libération
EDITORIAL

Machine

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Publié le 10/06/2011 à 0h00

La machine élyséenne, ça allait de soi mais notre enquête le démontre, est bel et bien en marche pour préparer la réélection de Nicolas Sarkozy. Et la gauche a toutes les raisons de redouter le savoir-faire présidentiel en la matière. La campagne du candidat Sarkozy en 2007 fut une mécanique redoutable. En 2012, le chef de l’Etat, animal blessé par quatre ans de disette sondagière, sera à nouveau un candidat stratège, tacticien, expérimenté, doté d’un programme sérieux et armé de slogans efficaces. Et il pourra, davantage encore qu’en 2007, s’appuyer sur l’appareil d’Etat. Face à Dominique Strauss-Kahn, il n’était pas donné favori. Il le redeviendra sitôt la course vraiment lancée, contrairement à ce que laisse penser sa cote de popularité du moment. Une autoroute vers la réélection ? Sûrement pas. DSK out, le chef de l’Etat aura face à lui, que ce soit Aubry, Hollande ou Royal, un concurrent de poids. La division à droite le fragilisera. Il sera comme les autres sous la menace populiste d’une Le Pen. Mais son adversaire le plus redoutable reste la faiblesse des résultats de sa politique économique. La plus belle et la plus rodée des machines électorales ne pourra pas grand-chose, sans embellie sur le front de l’emploi, pour redorer le blason d’un Président dont la parole, sur ces questions économiques et sociales, est totalement dévaluée. Nicolas Sarkozy, pendant sa campagne, puis au plus fort de la crise qui a suivi son élection, a trop souvent promis la lune pour être cru

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