Menu
Libération
EDITORIAL

Equilibre

Réservé aux abonnés

Publié le 28/06/2011 à 0h00

Les socialistes sont désormais au pied du mur. Avec la candidature officialisée aujourd’hui à Lille de Martine Aubry à la primaire pour désigner leur candidat à la présidentielle, ils entament une compétition dont il est difficile de savoir si elle aboutira au meilleur ou au pire. Le pire, et les Français y sont habitués, serait de voir les socialistes se livrer à une bataille de congrès fratricide. Elle occupera les militants, dégoûtera les sympathisants, et fera le bonheur d’un Nicolas Sarkozy qui, dans six mois, sera sans doute beaucoup plus fringant dans les sondages qu’il ne l’est aujourd’hui.

Le meilleur serait de voir Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls, Arnaud Montebourg mobiliser des centaines de milliers de Français, quelques millions espèrent les plus optimistes, à force de débats sur l’école, la fiscalité, l’emploi, la mondialisation, les interventions armées, l’université, la politique énergétique…

La primaire sera une épreuve démocratique de vérité. Le PS peut s’y perdre. Celui ou celle qui en sortira vainqueur pourra à l’inverse y puiser une force galvanisante. Avec sa casquette de première secrétaire, Martine Aubry sera la garante de la bonne tenue du scrutin. Elle est donc doublement concernée. Candidate logique par fonction, candidate expérimentée, dotée d’un caractère d’acier, elle incarne un point d’équilibre à gauche qui peut la servir. L’éviction de DSK l’a transformée en candidate naturelle. Elle assure que sa force est justeme

Dans la même rubrique