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Libération
EDITORIAL

Bonne nouvelle

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Publié le 01/07/2011 à 0h00

Le poker des primaires. Eva Joly n’a manqué que de 66 petites voix la désignation dès le premier tour, envoyant Nicolas Hulot au tapis et s’assurant de manière quasi certaine la victoire dans une procédure encore relativement inédite en France. Ce premier tour n’a, en tout cas, pas fini de livrer ses enseignements, nombreux et stimulants. La défaite d’une star de la télévision extrêmement populaire, ayant été de longue date l’un des visages de la défense de l’environnement, signe le double échec d’une forme de politique hors-sol et de la vidéocratie. Cette défaite d’une tentative de convertir un capital médiatique en capital politique est, au fond, une bonne nouvelle. Non pas parce que la politique devrait être, de toute éternité, réservée à des hommes ou des femmes patentés et blanchis sous le harnais, mais parce que, face à un parti de militants ayant la double culture du débat approfondi et de la réflexivité, la barre était trop haute. La magistrate Eva Joly a mieux su gérer ces contradictions en proposant une écologie de combat, clairement située à gauche, en osmose avec l’identité de cette famille politique.

Enseignements, ensuite, pour le PS, dont la primaire ne fait que démarrer. Loin d’être un pastiche de démocratie, une manière subtile de masquer les divisions ou de les sublimer, la compétition qui s’ouvre sera radicalement ouverte et indécise. Impossible à évaluer par les sondages, peu familiers avec des modes de sélection qui rebattent en profondeur les cartes habi

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